Je suis Claire, une médium qui a hérité ce don inné d’une vieille tante Tzigane. Une trentaine d’année bien passée, j’exerce ce métier, qui est ma passion, depuis de nombreuses années déjà.
Ce que j’aime dans cette profession méconnue, ce sont les rapports et les liens que l’on tisse avec les gens. Je rencontre chaque jours de nombreuses personnes qui viennent de divers horizons!
Je suis Claire, médium… et je rejoins l’équipe d’actu-voyance
Et cette richesse, cette diversité me plaît!
Le mois dernier, je me promenais dans la rue. J’y ai croisé une femme, une vingtaine d’années, qui me semblait vivre une période terrible de sa vie. Elle s’est assise sur un banc, et comme je n’étais pas particulièrement pressée, j’ai voulu tenter de créer un lien : je me suis donc assise à ses côtés, ai sorti une revue people (hé oui!personne n’est parfait…), et me suis lancé dans la lecture d’un article sur la vie trépidante (et bien navrante) de la pauvre Paris Hilton!
Je me suis mis à commenter l’article en question, pour tenter un premier contact. La jeune personne n’était vraiment pas encline à parler.
Avec un peu d’insistance, moi, Claire, médium reconnue, j’ai réussi à l’établir, ce fameux contact. C’est essentiel pour moi. Je sais, cela pourrait paraître malsain de vouloir savoir à tout prix quel était le problème de cette femme. Mais je me suis sentie obligée de l’aider.
Pour pouvoir comprendre, et voir, j’ai absolument besoin d’un contact physique, même infime! Avant de m’en aller, je lui ai donc serré la main! Et là, j’ai compris que cette jeune femme venait de perdre un être cher. Je me suis vue projetée dans un monde qui n’existe que pour ceux qui ont la possibilité de le saisir! Je n’entrerai pas dans les détails. Parfois, il arrive que l’on y découvre des choses qui nous glacent le sang.
En temps que médium, même si je gagne ma vie de cette manière, il m’arrive fréquemment d’aider des personnes que je croise, sans leur faire payer quoique ce soit! Ce don m’est arrivé naturellement et j’estime normal de devoir m’en servir parfois sans en tirer quoi que ce soit!
J’ai donc dit à la jeune femme, que son grand-père se portait bien et qu’il était maintenant heureux, qu’il ne souffrait plus de la maladie qui l’avait terrassée. Elle a semblé surprise -et je la comprends!-, m’a regardé avec de grands yeux ronds et des larmes ont empli ses yeux!
Elle est partie sans un mot.
Moi, j’étais pleinement satisfaite. J’avais fait mon devoir de médium! Ce don est extraordinaire. Même pour tout l’or du monde, je ne crois pas que je serais capable de m’en débarrasser.










